Article Ouest-France | 29 janvier 2019

Fabrication de supports adhésifs, publicitaires ou techniques dans le monde industriel, sérigraphie, impression haute qualité… L’entreprise de Pont-l’Abbé (Finistère) a parcouru un sacré chemin depuis sa création en 1974

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À l’origine, la famille Stéphan

L’image du tee-shirt imprimé reste dans la mémoire de nombreux Bigoudens quand on parle de Publigraphic. La famille Stéphan crée cette entreprise de sérigraphie en 1974, route de Quimper. Dans les années 80-90, la société commence à se diversifier dans l’autocollant et vers le monde industriel et la grande distribution. En 1992, les créateurs de Publigraphic vendent leur société à un groupe nantais.

Arrivée de Frédéric Guémas

En juillet 2001, l’entreprise bigoudène est achetée par un jeune manager nantais, Frédéric Guémas. À l’époque, Publigraphic compte 18 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 1,2 million d’euros. Deux mois plus tard, les attentats aux USA provoqueront un fort ralentissement économique au niveau mondial. « Quand l’industrie n’achète pas de matériel, il n’y a pas de marquage. Par contre, dans la publicité, l’activité est intense quand le contexte est tendu », explique Frédéric Guémas. Le chef d’entreprise se rend alors compte que sa marge de manœuvre est étroitement liée au contexte global : économique, politique, législatif, fiscal… « Mon rôle en tant que chef d’entreprise est de trouver des solutions », définit-il, plein d’enthousiasme.

La spécificité « Publigraphic »

Ses solutions, Frédéric Guémas les a trouvées. Son entreprise compte aujourd’hui plus de 600 clients en France, 15 salariés et réalise 1,6 million de chiffre d’affaires. « Nous nous sommes structurés en termes de produits sur mesure. Pas sur un marché de volume mais sur des niches. » Sérigraphie, impression haute qualité, découpe et façonnage… Tout cela en numérique. Autocollants, valisettes, étiquettes informatives, chemises, en carton ou polymère… « Publigraphic propose des produits, des idées mais aussi du service », précise le chef d’entreprise. Qui rappelle la devise maison : « Votre imagination devient réalité ».

La com’ sur internet

« On fait la pub des autres, on est là pour défendre l’image de nos clients mais on apparaît nulle part. » Fort de ce constat, Frédéric Guémas a, là aussi, trouvé la solution via internet. Deux personnes travaillent exclusivement à la com’ de l’entreprise, dont un webmaster.

Un management atypique

Dans un domaine fortement lié à la technologie, le personnel doit impérativement épouser les rapides et nombreuses évolutions. « Je suis en veille sur tout ce qui se fait côté technologie, précise le propriétaire de l’entreprise. Et on choisit ensemble. » Traduisez : avec le personnel. Car la méthode de management du « patron » est atypique. « Je suis le dirigeant et, dessous, tout le monde est au même niveau. Chaque personne est responsable de son travail, dans ce qu’il reçoit mais aussi dans ce qu’il transmet au collègue. » En plus de son poste de base, chaque membre du personnel assure une fonction supplémentaire en fonction de ses aptitudes : plannings, gestion des déchets, approvisionnements, stock… « Ce fonctionnement a révélé des personnes et les responsabilise dans leur mission. Je fais énormément confiance en l’humain. »

Docteur en physique

« Se développer mais pas n’importe comment » : tel est le fil rouge tracé quotidiennement par Frédéric Guémas. Un chef d’entreprise au parcours tout aussi atypique que son management : un doctorat en physique l’a amené à travailler dans le domaine de l’énergie atomique. « La recherche m’a appris à ne plus avoir peur. L’entrepreneur, c’est l’aventurier des temps modernes car il passe son temps à s’adapter. » Tout en gardant toujours à l’esprit cette valeur inaliénable : « Dans la vie, tout est possible. Si on croit en l’humain, on fera de très belles choses. »

Ludovic LE SIGNOR