Publigraphic fait de l’ouverture de l’entreprise aux jeunes un point d’honneur. En considérant cette démarche comme bénéfique pour l’entreprise comme pour le territoire et ses acteurs, des dizaines de jeunes passent chaque année quelques jours, quelques semaines ou quelques mois dans les ateliers et les bureaux de Publigraphic, pour découvrir les métiers de la sérigraphie et de l’impression numérique.

Ouest-France s’intéresse à cette politique d’ouverture. Voici l’article publié le 11/12/2017.

La curiosité, un capital pour l’avenir

À Pont-l’Abbé dans le Finistère, l’entreprise Publigraphic, spécialisée dans la publicité sur les lieux de vente (PLV) et le marquage industriel, a fait le choix d’ouvrir ses portes et de miser sur la jeunesse. Un engagement citoyen au cœur de sa démarche RSE (responsabilité sociale de l’entreprise).

Frédéric Guemas a repris l’entreprise Publigraphic en 2001. Et pour lui, il ne pouvait pas en être autrement : « Dans mon entourage, c’est fou le nombre de jeunes qui partent s’installer à l’étranger. On les forme. On investit. Et puis, un jour ils partent. Ils pensent qu’ils n’auront pas leur chance ici. Alors que c’est tout le contraire ! »

Sans doute parce que les portes des entreprises ne sont pas suffisamment ouvertes à la jeunesse et que les métiers manuels sont encore et toujours dévalorisés. Tout sauf une fatalité pour Frédéric Guemas : « Les jeunes connaissent les commerces par ce qu’ils les pratiquent. L’entreprise, c’est plus compliqué. Les accueillir chez nous, c’est une façon de leur montrer la diversité de nos métiers et de leur expliquer que les carrières professionnelles ne sont plus linéaires. On peut commencer dans un métier technique et évoluer vers des fonctions commerciales ou juridiques. Et avec le numérique tout change à une telle vitesse ! »

Les jeunes : un investissement d’avenir

Chaque année, Publigraphic accueille ainsi de 25 à 30 stagiaires pour des durées variables allant de 3 semaines à 3 mois. Des bac pro, des CAP, des BTS, et même des collégiens en classe de troisième.

Un réel investissement pour lui et toute son équipe : « De l’extérieur on peut avoir l’impression qu’on empile des stagiaires. Mais c’est loin d’être le cas. On prend le temps de les accueillir, de leur montrer, de leur expliquer et de transmettre nos savoir-faire. Pour nous, c’est un vrai investissement. C’est dans nos valeurs d’investir localement et pour l’avenir. »

Avant de quitter l’entreprise, chaque stagiaire est convoqué à un entretien individuel. Histoire de faire le point avec lui sur cette nouvelle expérience : « Dans la majorité des cas ça se passe très bien. Les jeunes sont satisfaits de leur stage. Ils ont appris des choses sur eux et sur le monde de l’entreprise. Et confessent tous qu’ils n’imaginaient pas que c’était aussi technique de faire un autocollant. »

L’entreprise c’est aussi du plaisir

Outre les stages, Publigraphic organise des visites pour des classes de collégiens ou de lycéens de Pont-l’Abbé. Mais également pour des enseignants : « Ils sont de plus en plus nombreux à souhaiter venir s’immerger dans l’entreprise pour quelques heures. Certains viennent même faire des stages de plusieurs jours sur plusieurs semaines. On sent que le regard sur l’entreprise est en train de changer et c’est une très bonne nouvelle. »

En juillet dernier, Publigraphic a par ailleurs invité les familles et les proches de ses salariés à venir découvrir leur environnement de travail. Une réussite : « C’est de l’image et je ne m’en cache pas ! Mais c’est important pour un salarié d’échanger avec ces proches sur son métier, de montrer à ses enfants ce qu’on fait au quotidien et avec qui on travaille. »

Mises bout à bout, toutes ces petites initiatives pourraient bien devenir une rivière. C’est du moins l’espoir de Frédéric : « On a tendance à brimer la créativité de nos jeunes. Le travail c’est sérieux mais ça doit aussi être du plaisir. Et pour ça, rien de mieux que des projets motivants et une équipe sympa. La curiosité ça se cultive toute la vie mais c’est un capital pour l’avenir ! »

Christian VEYRE
Ouest-France, édition numérique du 11/12/2017

A retrouver sur le site Ouest-France